Kramélaquesse!

"Cramer la caisse", ça s'appelle "cramer la caisse" a lâché le maire d'Olivet à la fin du débat d'orientation budgétaire, morceau principal du conseil municipal du 17 novembre 2025 en critiquant les orientations différentes qu'esquissait le conseiller municipal OES Vivien Pelletier, futur candidat en tête d'une liste de gauche et écologique à la prochaine élection municipale.

Naguère, c'était Jean Castex qui accusait Valérie Pécresse de "cramer la caisse" avec ses propositions lors d'une déjà ancienne campagne. En fait, pour Valérie Pécresse, et Xavier Bertrand, le crameur de caisse, c'était Macron, pendant les années Covid. 

Sur le fond, rien de neuf : les responsables politiques, surtout ceux de gauche, ont toujours été accusés par leurs concurrents (surtout ceux de droite) de cramer la caisse, c'est à dire de dilapider les fonds publics et de ruiner (l'Etat, l'économie, la France, les contribuables, au choix) par des dépenses inconsidérées. L'idée est dans l'air: ce qui s'apparente à des mesures sociales, à des tarifications au bénéfice des plus humbles et des plus fauchés et, en tout cas, des "autres", c'est de l'argent fichu en l'air et "ça coûte un pognon de dingue" comme dit notre président. 

Ce qui est dépensé autrement, pour la "bonne" cause, ce sont des investissements judicieux, des aides au redressement productif, du soutien aux entreprises. Par exemple, dépenser 400 000€ pour aménager un parking on prévu dans le projet de la Zac du Clos du Bourg, ce n'est pas "cramer la caisse", c'est une sage mesure d'adaptation (puisque les promoteurs ne se bousculent pas pour construire des logements, y a qu'à créer du stationnement pour les voitures de ceux qui ne logeront pas de sitôt dans "l'Eclosion"). Au besoin, on le démolira si ça devient nécessaire.  Quant à la cession de la Cerisaie à la Providence, n'allez surtout pas penser que cela revienne à brader les bijoux de famille! Se coller des remboursements d'emprunts sur les dos, ça n'est pas non plus "cramer la caisse" puisque ces emprunts on les a obtenus à un taux qui fait pâlir les édiles des communes voisines, et que l'argent emprunté, on aura pu en placer une partie...

Bref, on retiendra que cet accès de parler familier auquel Matthieu Schlésinger ne nous avait pas habitué, (mais en période de tentations populistes ici et là, faudra savoir causer populo, qui sait?), cette diatribe traduit en fait une tendance bien ancrée. Chacun, voyant midi à sa porte, daube sur les dépenses d'autrui, et l'accuse de "cramer la caisse"...

De la dernière discussion sur les orientations budgétaires, on aura retenu qu'au fond, les contribuables olivetains ne sont pas à plaindre (à voir!) que les programmes menés par AP/CP, c'est super (certes!) que les services municipaux font du bon boulot (tant mieux!), qu' on a de meilleures finances que lors des mandats précédents de majorités analogues (tiens?) et qu'au fond, si des maisons brûlent pendant qu'on regarde ailleurs, et si le fracas des armes continue aux portes de l'Europe, à Olivet, on n'est pas trop mal... tant du moins que Vivien Pelletier ne propose pas de..."cramer la caisse"!

 

 

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