CHR? CHU!

Le Gamo et Olivet Mag ont déjà eu l'occasion de pointer la situation fâcheuse de notre commune et du Loiret pour ce qui est du nombre de médecins par habitants et des conséquences que cela entraîne en matière de soins.

Certains estiment que cette sous-médicalisation de notre zone de résidence est, en partie, liée à l'absence d'un Centre hospitalier régional dans notre "métropole". Et par ailleurs, la nécessité pour les étudiants en médecine de passer par Tours constitue pour beaucoup une difficulté et un frein éventuel à leurs choix de formation. Un appel et une pétition sont lancés pour que le CHR d'Orléans La Source devienne un CHU. L'appel en question est reproduit ci-dessous...

Et si vous voulez signer cet appel et le partager, il suffit d'utiliser le lien vers l'adresse suivante:

Cliquez sur ce lien

http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=NHUO

Pétition Appel à mobilisation en faveur d'un CHU à Orléans

Pour:Président de la Région Centre Val de Loire

Il faut ajouter un U au nouvel hôpital d’Orléans (NHO) pour qu’il devienne
le Nouvel Hôpital Universitaire d’Orléans (NHUO)


La pénurie de médecins et en particulier de Médecins Généralistes, assurant les soins de premiers recours, touche sévèrement le Loiret. Ainsi, 273 communes viennent d’être déclarées zones prioritaires dans le Loiret. Selon les critères désormais en vigueur, compte tenu du nombre de Généralistes exerçant sur leur territoire, la population de ces communes loirétaines bénéficie de moins de 2,5 consultations par an et par personne. Le dernier atlas de la démographie médicale publié par l’Ordre National des médecins relève qu’au premier janvier 2017, pour une population bien inférieure à celle du Loiret, 2950 médecins (33% des médecins de la région Centre Val de Loire) sont inscrits en Indre et Loire et uniquement 2138 (24%) dans le Loiret. Dans le nouveau zonage, concernant la désertification médicale de la Région Centre Val de Loire, l’Agence Régionale de Santé (ARS) confirme que « le département d’Indre et Loire est le département où la démographie médicale est la plus favorable, en raison de la proximité avec la faculté de médecine ». En effet il est démontré qu’une proportion importante de jeunes médecins s’installe à proximité de leur faculté d’origine ou envisage d’exercer proche d’un centre hospitalier universitaire (CHU).

Depuis la Conférence Santé de février 2016, le numérus clausus, qui fixe le nombre d’étudiants acceptés en 2ème année de médecine, relève de la responsabilité des doyens des facultés de médecine. Or, en région Centre Val de Loire, malgré la très inquiétante pénurie confirmée de médecins, qu’ils soient salariés ou libéraux, le doyen de la faculté de médecine de Tours n’a pas jugé nécessaire de demander une augmentation du numérus clausus pour sa faculté. Il faut savoir que le nombre d’étudiants demandé doit être motivé par les besoins du territoire concerné et les capacités de formation du CHU. On peut donc penser que si le doyen tourangeau n’a pas exigé une augmentation du nombre d’étudiants en 2 ème année de médecine c’est que les capacités de formation du CHU de Tours sont arrivées à saturation. Malheureusement, hormis pour l’Indre et Loire, ce comportement déroutant, voire irresponsable, va encore aggraver dans les années à venir le déficit de la démographie médicale orléanaise, loirétaine et des quatre autres départements de la région Centre Val de Loire.

Par ailleurs, force est de constater que :
- l’hôpital d'Orléans-La-Source est le seul Centre Hospitalier Régional (CHR) français non universitaire ;
- Orléans-Métropole est l’unique métropole dépourvue de CHU ;
- France entière, DOM compris, en dehors d’Orléans, il n’existe pas de capitale régionale sans CHU.
Au total, il existe 32 CHU et tous les chefs-lieux de régions, toutes les métropoles en possèdent un.

Cette exception orléanaise est un handicap rédhibitoire pour devenir attractif aussi bien pour de futures installations de médecins, que pour être dans le peloton de tête des nouvelles métropoles. Elle est essentiellement due à l’opposition historique et réussie de la ville de Tours. Les maires successifs de Tours, comme les doyens de la faculté de médecine tourangelle, soutenus par la présidence régionale, ont toujours réussi à faire capoter les projets universitaires orléanais, tout en laissant croire, afin de gagner du temps, à une possible collaboration ou complémentarité.

Orléans-Métropole possède un magnifique nouvel hôpital (NHO) et dans certains domaines de remarquables médecins chercheurs. A proximité du NHO existe un campus universitaire digne des meilleurs sites états-uniens. De nombreux médecins hospitalo-universitaires parisiens voient leur carrière bloquée compte tenu de leur nombre pléthorique. Il y a là une opportunité à saisir, d’autant que les amphithéâtres de médecine tourangeaux sont saturés d’étudiants en provenance du Loiret.

Mesdames, Messieurs les élus de la Métropole d’Orléans et du Loiret, le temps est venu de faire front commun avec les citoyennes et citoyens afin d’ajouter un U au NHO !

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